Semaine pour la Vie
Abbé Arnaud Evrat, FSSP · 2018-09-01 · Introibo n°127 - septembre 2018
Du 8 au 15 septembre 2018
Chers fidèles,
L’homme présente une originalité indéniable par rapport à tous les autres êtres vivants qui peuplent la terre. Il est à la fois doté d’une intelligence, d’une volonté libre et un composé fait de matière. Nous sommes ainsi âme et corps. Nous faisons partie de ce monde, liés aux possibilités et aux limites de la condition matérielle ; mais dans le même temps, nous sommes ouverts à un horizon infini, capables d’aimer, connaitre et servir Dieu. Nous œuvrons dans les réalités terrestres, mais, à travers elles, nous pouvons percevoir la présence de Dieu et tendre vers Lui, vérité, bonté et beauté absolues.
Ainsi croire en Dieu, croire en Jésus Christ, exige encore plus de nous de considérer l’homme comme le sommet de toutes les réalités terrestres, méritant toujours d’être accueilli avec respect et amour. L’homme, l’enfant à naître, le vieillard, ont le droit de ne pas être traités comme des objets ou comme des choses que l’on peut manipuler selon son bon vouloir, de ne pas être réduits à de simples instruments au bénéfice des autres et de leurs intérêts. La personne est un bien en elle-même. C’est dans cette optique que s’inscrit la sollicitude de l’Église pour la vie naissante, la plus fragile, la plus menacée par l’égoïsme des adultes et par l’obscurcissement des consciences. L’-Église réaffirme sans cesse que la vie, une fois conçue, doit être protégée avec le plus grand soin jusqu’à la mort naturelle.
Car, comme les papes ne cessent de le rappeler, il existe bien aujourd’hui une « culture de mort » à laquelle nous devons résister de toutes nos forces. Comme le disait en 2015 le Pape François : « On veut faire croire que l’avortement est une aide apportée aux femmes, que l’euthanasie est un acte de dignité, que le fait de fabriquer un enfant est une conquête scientifique. L’enfant n’est pas un droit, mais un don à accueillir. » Saint Jean-Paul II écrivait à ce sujet : « la vie qui nécessiterait le plus d’accueil, d’amour et de soin est aujourd’hui jugée inutile, ou considérée comme un poids insupportable et elle est donc refusée de multiples façons. Par sa maladie, par (Suite page 2) son handicap ou, beaucoup plus simplement, par sa présence même, celui qui met en cause le bien-être ou les habitudes de vie de ceux qui sont plus favorisés tend à être considéré comme un ennemi dont il faut se défendre ou qu’il faut éliminer. Il se déchaîne ainsi, ajoutait le pape, une sorte de "conspiration contre la vie".»
Dans ce face à face entre culture de vie et culture de mort, entre la faiblesse de l’enfant à naître et la puissance destructrice d’un monde qui ne cherche que son confort… notre arme principale c’est la prière. C’est pour cette raison que nous vous proposons de prier spécialement à cette intention entre le 8 et le 15 septembre. A l’issue de chaque messe, nous réciterons la « Prière pour les enfants à naître et leurs défenseurs » reproduite ci-contre.
Mais notre action doit aussi être politique : nous devons faire entendre notre voix pour que nos sociétés, nos pays, comprennent que ce drame n’est pas une affaire de choix privé mais un crime à grande échelle, autorisé et parfois même encouragé par les autorités nationales et internationales. Il est donc indispensable de nous former par des lectures, des conférences, etc. et de manifester, dans le calme et la paix, notre ferme désaccord avec les lois qui mettent en péril les plus faibles. Soyons donc nombreux le 15 septembre prochain à Berne, autour du nonce apostolique Mgr Thomas Gullickson qui manifestera et priera avec nous sur la Place du Palais fédéral !
Bonne rentrée à tous !