Mois de la Sainte-Vierge
Abbé Arnaud Evrat, FSSP · 2022-05-01 · Introibo n°166 — mai 2022
Ad Jesum per Mariam
Chers fidèles,
Ad Jesum per Mariam, vers Jésus par Marie : voici le principe de la dévotion mariale, énoncé par saint Louis-Marie Grignion de Montfort dans son Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge.
C’est là tout un programme pour ce mois de mai, où nous demanderons spécialement à Marie cette grâce d’être toujours plus unis à son Fils. La prière du chapelet nous y aidera en nous permettant de rester simplement en la présence de notre Mère, Marie, qui infailliblement nous rapprochera de Dieu. Comme le disait le pape Jean-Paul II : « A travers la récitation du rosaire, la Sainte-Vierge nous fait entrer de manière naturelle dans la vie du Christ et pour ainsi dire, “respirer” ses sentiments. » Ainsi, par la prière du rosaire, Marie nous communique un peu de cette connaissance parfaite et si profonde de son Fils. C’est elle qui nous introduit dans l’intimité du Sauveur. Prier le chapelet, dire le rosaire, c’est, à l’exemple et en compagnie de Marie, contempler les mystères de notre foi.
Que ce mois de mai nous fasse prendre ou reprendre en main notre chapelet. Cette belle prière du Bienheureux Hyacinthe-Marie Cormier, op (1832-1916), nous rappellera pour finir combien le rosaire est pour chaque chrétien un puissant moyen de rester uni à Dieu à tous les instants de sa vie :
« Je Vous remercie, ô mon Dieu, de m’avoir donné, par Marie, un moyen de sanctification aussi excellent, chaîne aimable pour guider mes pas dans la vie active ; ombrage délicieux pour abriter mon cœur dans la vie contemplative. Je ne quitterai jamais mon trésor ; toute ma vie, au contraire, je l’emploierai avec foi, ardeur, persévérance. Et, à la fin de mes jours, quand je ne pourrai plus me consacrer aux œuvres extérieures, quand il me sera impossible de prêcher, d’enseigner, de psalmodier même, je dirai encore le Rosaire ; et si je ne puis plus, je le tiendrai du moins entre mes mains ou devant mes yeux. Il sera, sous des formes diverses, l’aliment perpétuel de ma contemplation, ma récréation de toutes mes heures, ma patience pour souffrir, ma préparation à mourir. »