Le chapelet, notre fronde spirituelle

Abbé Arnaud Evrat, FSSP · 2024-10-01 · Introibo n°192 — octobre 2024

« Ce n’est ni par la force, ni par les armes, ni par la puissance humaine, mais par le secours divin obtenu grâce à cette prière que l’Église, forte comme David avec sa fronde, pourra affronter sans trembler l’ennemi infernal. » — Pie XII

Chers fidèles,

L’Église militante de la terre, tenant en main son chapelet, est comparable à David, le jeune berger sans armure, tenant solidement sa fronde. Nous connaissons tous le récit de ce combat qui opposa le plus jeune fils de Jessé, encore adolescent, au géant philistin, Goliath. La fronde est davantage un jouet d’enfant qu’une arme pour la guerre, tout comme le chapelet est insignifiant pour les orgueilleux ou pour l’esprit du monde : c’est la prière des enfants de Dieu et de Marie. La fronde tourne et retourne et c’est cela qui lui donne sa force, tout comme le chapelet qui consiste à réciter les mêmes prières et à méditer les mêmes mystères pour en découvrir la saveur en faisant tourner et retourner entre nos doigts ses grains. Pour armer sa fronde, l’Écriture nous précise que David « choisit dans le torrent cinq cailloux poli et les mit dans son sac de berger ». Cinq cailloux polis, comme les cinq mystères qui composent un chapelet et que la méditation et la prière de tant de chrétiens, de tant de saints, ont polis aux eaux de la grâce pour nous les rendre plus accessibles. Et Pie XII ajoutait : « nous estimons que le saint Rosaire est le moyen le plus efficace et le meilleur pour obtenir le secours divin. » Saint mois d’octobre, mois du Rosaire !