À l’approche de Noël
Abbé Hubert Bizard, FSSP · 2024-12-01 · Introibo n°194 — décembre 2024
Une nouvelle année liturgique commence, avec comme d’habitude, si nous voulons progresser dans la vertu et l’amour de Dieu, quelques petites résolutions à prendre. Le temps de l’Avent peut nous y aider grandement si nous décidons fermement de faire un effort particulier. Choisissons-le bien et essayons vraiment de nous y tenir pendant ces quelques semaines nous séparant de Noël.
Le Seigneur vient. Il vient nous sauver, ou plutôt devons-nous dire qu’il vient me sauver. Ce qu’il a fait il y a plus de 2000 ans maintenant n’était pas seulement pour les bergers de Bethléem d’alors ou pour les contemporains de Jésus. Non, il est né pour nous sauver nous aussi, ou plutôt, une nouvelle fois, pour me sauver. Et nous devons nous poser humblement et sincèrement la question : Jésus est venu naître dans une crèche pour moi ; et moi, qu’ai-je fait en retour pour lui ? Le Seigneur de gloire s’est revêtu de notre infirmité pour la guérir, et moi que lui ai-je donné Dans l’Adeste fideles que nous chanterons dans le temps de Noël, nous trouvons cette petite phrase ; Sic nos amantem quis non redamaret ? Ce qui signifie : il nous a tant aimés, comment ne pas l’aimer en retour ? Eh bien pendant ce mois de l’Avent, tâchons de faire un effort de charité quotidien bien précis que nous offrirons à Dieu. Peut-être tout simplement celui d’être plus présent à la maison familiale (on peut être présent de corps tout en étant en fait absent de cœur) ; avec nos enfants, nos frères et sœurs ou nos parents. Comment ? En s’intéressant davantage à celui qui est à - ne nouvelle année liturgique com’aimer en retour nous dire qu’ côté de nous ; en fermant un peu notre mence, avec comme d’habitude, si ordinateur ou notre téléphone ; en redoublant d’attention et de délicatesse ; en proposant davantage son aide et en essayant de faire plaisir à celui auquel nous sommes trop habitués. En disant merci un peu plus souvent, nous rappelant que rien ici-bas ne nous est dû. En souriant et en arrêtant de geindre.
Noël est aussi une fête familiale, n’est-ce Noël. pas ? Préparons-là donc par une plus grande charité à la maison ! Et si ainsi ce ’il mois de l’Avent était l’occasion de faire grandir la charité à la maison, ce serait tout simplement merveilleux. Prions bien les uns pour les autres dans nos familles.
Tout cela demandera un effort ? Oui, c’est vrai. Mais un effort pour faire plaisir à ceux qu’on aime, cela en vaut la peine. Et puis derrière eux ou plutôt au-dessus d’eux, c’est à Dieu que nous voulons faire plaisir en leur faisant du bien. Car tout ce que nous aurons fait au plus petit d’entre les siens, c’est à lui en définitive que nous l’aurons fait. Et puis le Seigneur a lui aussi fait un bel effort en venant parmi nous. Pour moi. Alors c’est à mon tour aujourd’hui. Et encore une fois, avec le sourire. Et la vie sera plus belle.
Mais comment nous a-t-il aimés Sans intérêt et sans mesure, Jusqu’à mourir tout consumé De la charité la plus pure. Jésus est tout de feu pour nous Et nous tout de glace envers tous. (Saint Louis-Marie de Montfort, Cantique 14)